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2 (1813)
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166 LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

Un homme de lettres placé dans une courdoit se croire dabord heureux dy être ; maisil est impossible quà la longue il néprauyepas quelques-unes des peines qui rendirentla vie du Tasse si malheureuse. Le talentqui ne serait pas indomté cesserait dêtre du.talent ; et cependant il est bien rare que desprinces reconnoissent les droits de limagina-tion et sachent tout à la fois la considérer etla ménager. On ne pouvoit choisir un sujetplus heureux que Le Tasse à Feyrare, pourmettre en évidence les différents caractèresd ? un poète, dun homme de cour, dune prin-cesse, et dun prince agissant dans un petitcercle avec toute lâpreté damour-proprequi remuerpit le monde. Lon connoît lasensibilité maladive du 'Lasse, pt la rudessepolie de son protecteur Alfonse, qui, tout enprofessant la plus haute admiration pour sesécrits, le fit enfermer dans la maison desfous ; comme si le génie qui part de lamedevoit être traité ainsi quun talent méca-nique dont on tire parti, en estimant lœuvreet dédaignant louvrier.

Goethe a peint Léonore dEst, la sœur duduc de Ferrare, que le poète aimoit en secretcomme appartenant par ses vœux à lenthou-