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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

tout; mais un penseur tel que Goethe nau-roit jamais mis en scène un personnage sansdévelopper son caractère.. Or, une ame cri-minelle est toujours si compliquée, qu'ellene pouvoit entrer dans un sujet traité dunemanière aussi simple. Thoas aime Iphi-génie ; il ne peut se résoudre à sen sépareren la laissant retourner en Grèce avec sonfrère Oreste. Iphigénie pourrait partir àlinsçu de Thoas : elle débat avec son frère,et avec elle-même, si elle doit se permettreun tel mensonge, et cest tout le nœud dela dernière moitié de la pièce. Enfin, Iphi-génie avoue tout à Thoas, combat sa résis-tance, et obtient de lui le mot adieu , sur le-quel la toile tombe.

Certainement ce sujet ainsi conçu est puret noble, et il serait bien à souhaiter quonpût émouvoir les spectateurs, seulement parun scrupule de délicatesse ; mais ce nestpeut-être pas assez pour le théâtre, et lonsintéresse plus à cette pièce quand on la litque quand on la voit représenter. Cest lad-miration, et non le pathétique, qui est leressort dune telle tragédie; on croit en-tendre en lécoutant un chant dun poemeépique ; et le calme qui règne dans tout