IPHIGÉNIE EN TAURIDE.
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celle qu’on trouve en soi-même ! Ovideaussi, condamné à vivre non loin de la Tau-ride, parloiten vain son harmonieux langageaux habitants de ces rives désolées: il cher-choit en vain les arts, un beau ciel, et cettesympathie de pensées qui fait goûter avecles indifférents même quelques uns des plai-sirs de l’amitié. Son génie retomboit surlui-même, et sa lyre suspendue ne rendoitplus que des accords plaintifs, lugubre ac-compagnement des vents du nord.
Aucun ouvrage moderne ne peint mieux,ce me semble, que l’Iphigénie de Goethe, ladestinée qui pèse sur la race de Tantale, ladignité de ces malheurs causés par une fa-talité invincible. Une crainte religieuse sefait sentir dans toute cette histoire, et lespersonnages eux-mêmes semblent parlerprophétiquement, et n’agir que sous lamain puissante des dieux.
Goethe a fait de Thoas le bienfaiteurd’Iphigénie. Un homme féroce, tel quedivers auteurs l’ont représenté, n’auroit pul’accorder avec la couleur générale de lapièce, il en auroit dérangé l’harmonie. Danspusieurs tragédies on met un tyran, commeune espèce de machine qui est la cause de
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TOME II.