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LA. LITTÉRATURE ET LES ARTS.
d'admiration pour le héros de la Flandre; ilne soupçonne point les terribles desseins deson père, et montre au comte d’Egmont un *enthousiasme qui persuade à ce franc cheva-lier que le père d’un tel fils n’est pas sonennemi. Egmont consent à se rendre chezle duc d’Albe; le perfide et fidèle repré-sentant de Philippe il l’attend avec une im-patience qui fait frémir ; il se met à lafenêtre et l’aperçoit de loin, monté sur unsuperbe cheval qu’il a conquis dans l’unedes batailles dont il est sorti vainqueur. Leduc d’Albe est rempli d’une cruelle joie àchaque pas que fait Egmont vers son palais,il se trouble quand le cheval s’arrête ; sonmisérable cœur bat pour le crime ; et quandEgmont entre dans la cour, il s’écrie:—Unpied dans la tombe, deux; la grille se re-ferme, il est à moi.—
Le comte d’Egmont paroît, le duc d’Albes’entretient assez long-temps avec lui sur legouvernement des Pays-Bas, et la nécessitéd’employer la rigueur pour contenir les opi-nions nouvelles. Il n’a plus d’intérêt àtromper Egmont, et cependant il se plaîtdans sa ruse, et veut la savourer encorequelques instants; à la fin il révolte l’ame