COMTE D'EGMONT.
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45 cieux, sévère, imposant; c’est lui qui doit“ lutter avec les évènements et les hommes;“ mais celui qui est simple, aimant, con-“ fiant, heureux, cet Egmont-là, Clara, c'est“ le tien." I/amour d’Egmont pour Clarane suffirait pas à l’intérêt de la pièce; maisquand le malheur vient s’y mêler, ce senti-ment qui ne paroissoit que dans le lointainacquiert une admirable force.
On apprend l’arrivée des Espagnols ayantle duc d’Albe à leur tête; la terreur que ré-pand ce peuple sévère, au milieu de la nationjoyeuse de Bruxelles, est supérieurementdécrite. A l’approche d’un grand orage leshommes rentrent dans leur maison, les ani-maux tremblent, les oiseaux volent près dela terre, et semblent y chercher un asile ; lanature entière se prépare au fléau qui lamenace: ainsi beffroi s’empare des malheu-reux habitants de la Flandre. Le duc d’Albene veut point faire arrêter le comte d’Egmontau milieu de Bruxelles; il craint le soulève-ment du peuple,et voudroit attirer savictimedans son propre palais, qui domine la villeet touche à la citadelle. Il se sert de son jeunefils, Ferdinand, pour décider celui qu’il veutperdre à venir chez lui. Ferdinand est plein
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