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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
—Les acclamations du peuple se font bientôtentendre, et les libérateurs de la Suisse rem-plissent le serment qu'ils avoient fait de s'af-franchir du joug de l’Autriche.
Il semble que la pièce devroit finir natu-rellement là, comme celle de Marie Stuart àsa mort; mais dans l'une et l’autre Schiller aajouté une espèce d'appendice ou d'explica-tion, qu’on ne peut plus écouter quand lacatastrophe principale est terminée. Eliza-beth reparoît après l’exécution de Marie; onest témoin de son trouble et de sa douleuren apprenant le départ de Leicester pour laFrance. Cette justice poétique doit se sup-poser, et non se représenter; le spectateur nesoutient pas la vue d'Elizabeth après avoirété témoin des derniers moments de Marie.Dans Guillaume Tell, au cinquième acte,Jean-le-Parricide, qui assassina son onclel’empereur Albert, parcequ'il lui refusoitson héritage, vient déguisé en moine de-mander un asile à Tell; il se persuade queleurs actions sont pareilles, et Tell le re-pousse avec horreur, en lui montrant com-bien leurs motifs sont différents. C’est uneidée juste et ingénieuse que de mettre enopposition ces deux hommes; toutefois ce