GUILLAUME TELL.
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contraste, qui plaît à la lecture, ne réussitpoint au théâtre. L’esprit est de très peude chose dans les effets dramatiques, il enfaut pour les préparer; mais s’il en falloitpour les sentir, le public même le plus spi-rituel s’y refuseroit.
On supprime au théâtre l’acte accessoirede Jean-le-Parricide, et la toile tombe aumoment où la flèche perce le cœur de Gess-ler. Peu de temps après la première repré-sentation de Guillaume Tell, le trait mortelatteignit aussi le digne auteur de ce belouvrage. Gessler périt au moment où lesdesseins les plus cruels l’occupoient. Schillern’avoit dans son ame que de généreuses pen-sées. Ces deux volontés si contraires, lamort ennemie de tous les projets de l’hommeles a de même brisées.