lis
LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
“ lions des hommes: aujourd’hui c’est à“ celle-ci qu’il frappe, demain c’est à colle-ra; aucune n’est épargnée. Le messager“ douloureux et funeste tôt ou tard passera“ le seuil de la porte où demeure un vivant.“ Quand les feuilles tombent dans la saison" prescrite, quand les vieillards affaiblis de-“ scendent dans le tombeau, la nature obéit“ en paix à ses antiques lois, à son éternel“ usage, l’homme n’en est point effrayé;£< mais, sur cette terre, c’est le malheur im-“ prévu qu’il faut craindre. Le meurtre,“ d’une main violente, brise les liens les plus“ sacrés, et la mort vient enlever dans la“ barque du Styx le jeune homme florissant.
Quand les nuages amoncelés couvrent le“ ciel de deuil, quand le tonnerre retentit“ dans les abîmes, tous les cœurs sentent la■ £ force redoutable de la destinée; mais la“ foudre enflammée peut partir des hauteurs45 sans nuages, et le malheur s’approche“ comme un ennemi rusé au milieu des jours“de fête.
“ M’attache donc point ton cœur à ces“ biens dont la vie passagère est ornée. Si“ tu jouis, apprends à perdre, et si la fortune
est avec toi, songe à la douleur.”