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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
d’Arc, est saisi par la superstition du temps;et, loin d'être fier de la gloire de sa fille, ilse présente lui-même au milieu des chevalierset des seigneurs de la cour, pour accuserJeane d’Arc de sorcellerie. A l’instant, tousles cœurs se glacent d’effroi ; les chevaliers,compagnons d’armes de Jeanne d’Arc, lapressent de se justifier, et elle se tait. Leroi l’interroge, et elle se tait. L’archevêquela supplie de jurer sur le crucifix qu’elle estinnocente, et elle se tait. Elle ne veut passe défendre du crime dont elle est faussementaccusée, quand elle se sent coupable d’unautre crime que son cœur ne peut se par-donner. Le tonnerre se fait entendre, l’épou-vante s’empare du peuple, Jeanne d’Arc estbannie de l’empire qu’elle vient de sauver.Nul n’ose s’approcher d’elle. La foule sedisperse; l’infortunée sort de la ville; elleerre dans la campagne; et lorsqu’abîmée defatigue elle accepte une boisson rafraîchis-sante, un enfant qui la reconnoît arrache deses mains ce foible soulagement. On diraitque le souffle infernal dont on la croit en-vironnée peut souiller tout ce qu’elle touche,et précipiter dans l’abîme éternel quiconqueoserait la secourir. Enfin, poursuivie d’asile