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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

dArc, est saisi par la superstition du temps;et, loin d'être fier de la gloire de sa fille, ilse présente lui-même au milieu des chevalierset des seigneurs de la cour, pour accuserJeane dArc de sorcellerie. A linstant, tousles cœurs se glacent deffroi ; les chevaliers,compagnons darmes de Jeanne dArc, lapressent de se justifier, et elle se tait. Leroi linterroge, et elle se tait. Larchevêquela supplie de jurer sur le crucifix quelle estinnocente, et elle se tait. Elle ne veut passe défendre du crime dont elle est faussementaccusée, quand elle se sent coupable dunautre crime que son cœur ne peut se par-donner. Le tonnerre se fait entendre, lépou-vante sempare du peuple, Jeanne dArc estbannie de lempire quelle vient de sauver.Nul nose sapprocher delle. La foule sedisperse; linfortunée sort de la ville; elleerre dans la campagne; et lorsquabîmée defatigue elle accepte une boisson rafraîchis-sante, un enfant qui la reconnoît arrache deses mains ce foible soulagement. On diraitque le souffle infernal dont on la croit en-vironnée peut souiller tout ce quelle touche,et précipiter dans labîme éternel quiconqueoserait la secourir. Enfin, poursuivie dasile