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2 (1813)
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JEANNE DARC.

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par la main toute-puissante qui lavoit élevée.Enfin ses funestes pressentiments saccom-plissent, et de quelle manière !

Il faut, pour concevoir leffet terrible delaccusation de sorcellerie, se transporter dansles siècles le soupçon de ce crime mysté-rieux planoit sur toutes les choses extraor-dinaires. La croyance au mauvais principe,telle quelle existoit alors, supposoit la pos-sibilité dun culte affreux envers lenfer; lesobjets effrayants de la nature en étoient lesymbole, et des signes bizarres le langage.On attribuoit à cette alliance avec le démontoutes les prospérités de la terre dont lacause nétoit pas bien connue. Le mot demagie désignoit lempire du mal sans bornes,comme la Providence le règne du bonheurinfini. Cette imprécation, elle est sorcière, ilest sorcier, devenue ridicule de nos jours,faisoit frissonner il y a quelques siècles; tousles liens les plus sacrés se brisoient quandces paroles étoient prononcées ; nul couragene les bravoit, et le désordre quelles met-toient dans les esprits étoit tel, quon eût ditque les démons de lenfer apparoissoient réel-lement quand on croyoitles voir apparaître.

Le malheureux fanatique, père de Jeanne