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2 (1813)
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JEANNE DARC.

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en asile, la libératrice de la France tombeau pouvoir de ses ennemis.

Jusque- cette tragédie romantique, cestainsi que Schiller la nommée, est remplie debeautés du premier genre : on peut bien ytrouver quelques longueurs (jamais les au-teurs allemands ne sont exempts de ce dé-faut) ; mais on voit passer devant soi desévènements si remarquables, que limagina-tion sexalte à leur hauteur, et que, nejugeant plus cette pièce en ouvrage de lart,on considère le merveilleux tableau quellerenferme comme un nouveau reflet de lasainte inspiration de lhéroïne. Le seul dé-faut grave quon puisse reprocher à ce dramelyrique, cest le dénouement : au lieu deprendre celui qui étoit donné par lhistoire,Schiller suppose que Jeanne dArc,enchaînéepar les Anglais, brise miraculeusement sesfers, va rejoindre le camp des Français, dé-cide la victoire en leur faveur, et reçoit uneblessure mortelle. Le merveilleux dinven-tion à côté du merveilleux transmis par lhis-toire ôte à ce sujet quelque chose de sa gra-vité. Dailleurs, quy avoit-il de plus beauque la conduite et les réponses mêmes deJeanne dArc, lorsquelle fut condamnée à

TOME II. i