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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
“ cette vocation cruelle; pouvois-je endurcir“ ce coeur que le ciel a voit créé pour aimer ?“ Si tu veux manifester ta puissance, prends41 pour organes ceux qui, dégagés du péché,“ habitent dans ta demeure éternelle; envoie“ tes esprits immortels et purs, étrangers“ aux passions comme aux larmes. Mais“ ne choisis pas la foibîe fille, ne choisis“ point le cœur sans force d’une bergère.“ Que me faisoient les destins des combats“ et les querelles des rois ! Tu as troublé“ ma vie, tu m’as entraînée dans les palais“ des princes, et là j’ai trouvé la séduction“ et l’erreur. Ah ! ce n’étoit pas moi qui“ avois voulu ce sort.”
. Ce monologue est un chef-d’œuvre depoésie; un même sentiment ramène natu-rellement aux mêmes expressions ; et c’est encela que les vers s’accordent si bien avec lesaffections de l’ame : car ils transforment enune harmonie délicieuse ce qui pourrait pa-raître monotone dans le simple langage delàprose. Le trouble de Jeanne d’Areva toujourscroissant. Les honneurs qu’on lui rend, la re-conuoisance qu’on lui témoigne, rien ne peutla rassurer, quand elle se sent abandonnée