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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

cette vocation cruelle; pouvois-je endurcir ce coeur que le ciel a voit créé pour aimer ? Si tu veux manifester ta puissance, prends41 pour organes ceux qui, dégagés du péché, habitent dans ta demeure éternelle; envoie tes esprits immortels et purs, étrangers aux passions comme aux larmes. Mais ne choisis pas la foibîe fille, ne choisis point le cœur sans force dune bergère. Que me faisoient les destins des combats et les querelles des rois ! Tu as troublé ma vie, tu mas entraînée dans les palais des princes, et jai trouvé la séduction et lerreur. Ah ! ce nétoit pas moi qui avois voulu ce sort.

. Ce monologue est un chef-dœuvre depoésie; un même sentiment ramène natu-rellement aux mêmes expressions ; et cest encela que les vers saccordent si bien avec lesaffections de lame : car ils transforment enune harmonie délicieuse ce qui pourrait pa-raître monotone dans le simple langage delàprose. Le trouble de Jeanne dAreva toujourscroissant. Les honneurs quon lui rend, la re-conuoisance quon lui témoigne, rien ne peutla rassurer, quand elle se sent abandonnée