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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
ensuite qu'il est parti pour la France, et ladouleur qu'Elizabeth éprouve, en perdantcelui qu'elle aime, commence la punition deson crime.
Je ferai quelques observations sur cetteimparfaite analyse d’une pièce, dans laquellele charme des vers ajoute beaucoup à tousles autres genres de mérite. Je ne sais sil’on se permettrait en France de faire unacte tout entier sur une situation décidée ;mais ce repos de douleur, qui naît de la pri-vation même de l’espérance, produit lesémotions les plus vraies et les plus pro-fondes. Ce repos solennel permet au spec-tateur, comme à la victime, de descendreen lui-même, et d’y sentir tout ce que révèlele malheur.
La scène de la confession, et sur-tout dela communion, serait avec raison tout-à-faitcondamnée; mais ce n'est certes pas commemanquant d'effet qu’on pourrait la blâmer:le pathétique qui se fonde sur la religion na-tionale touche de si près le cœur, que rienne saurait émouvoir d'avantage. Le pays leplus catholique, l'Espagne, et son poète leplus religieux, Caldéron, qui étoit lui-mêmeentré dans l'état ecclésiastique, ont admis