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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

noux de Melvil, et son sujet revêtu de toutela dignité de l'église ly laisse et linterroge.

(H lie faut pas oublier que Melvil lui-même croyoit Marie coupable du derniercomplot qui avoit eu lieu contre la vie dEli-zabeth ; je dois dire aussi que la scène sui-vante est faite seulement pour être lue, etque, sur la plupart des théâtres de lAlle-magne, on supprime l'acte de la communionquand la tragédie de Marie Stuart est re-présentée.)

MELVIL.

Au nom du Père, du Fils et du Saint- Esprit, Marie, reine, as-tu sondé ton cœur et jures-tu de confesser la vérité devant le Dieu de vérité ?

MARIE.

Mon cœur va souvrir sans mystère de- vant toi comme devant lui.

MELVIL.

Dis-moi, de quel péché ta conscience taccuse-t-elle depuis que tu as approché pour la dernière fois de la table sainte ?

MARIE.

Mon ame a été remplie dune haine en- vieuse, et des pensées de vengeance sagi-