WALSTE1N ET MARIE STUART.
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recevoir de lai l’absolution de ses fautes etla communion sainte.
La nourrice raconte comment pendantla nuit la reine et elle avoient entendu descoups redoublés, et que toutes deux espé-raient que c’étoient leurs amis qui venoientpour les délivrer; mais qu’enfin elles avoientsu que ce bruit étoit celui que faisoient lesouvriers en élevant l’échafaud dans la salleau-dessous d’elles. Melvil demande com-ment Marie a supporté cette terrible nou-velle : Anna lui dit que l’épreuve la plusdure pour elle a été d’apprendre la trahisondu comte Leicester, mais qu’après cettedouleur elle a repris le calme et la dignitéd’une reine.
Les femmes de Marie entrent et sortentpour exécuter les ordres de leur maîtresse,l’une d’elles apporte une coupe de vin queMarie a demandé pour marcher d’un pasplus ferme à l’échafaud. Une autre arrivechancelante sur la scène, pareequ’à traversla porte de la salle où l’exécution doit avoirlieu, elle a vu les murs tendus de noir, l’écha-faud, le bloc et la hache. L’effroi toujourscroissant du spectateur est déjà presqu’à soncomble, quand Marie paraît, dans toute la