LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
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jalousie de femme se manifestant par lesupplice qu’Elizabeth ordonne comme mo-narque doit inspirer à Leicester une profondehaine pour elle : la reine le fait trembler,quand par les lois de la nature il devrait êtreson maître; et ce contraste singulier produitune situation très originale : mais rien n’égalele cinquième acte. C’est à Weimar que j’as-sistai à la représentation de Marie Stuart, etje ne puis penser encore sans un profond at-tendrissement à l’effet des dernières scènes.
On voit d’abord paraître les femmes deMarie vêtues de noir, et dans une morne dou-leur; sa vieille nourrice, la plus affligée detoutes, porte ses diamants royaux ; elle lui aordonné de les rassembler pour qu’elle pûtles distribuer à ses femmes. Le commandantde la prison, suivi de plusieurs de ses valets,vêtus de noir aussi comme lui, remplissentJe théâtre de deuil. Melvil, autrefois gen-tilhomme de la cour de Marie, arrive deHome en cet instant, Anna, la nourrice dela reine, le reçoit avec joie ; elle lui peint lecourage de Marie, qui, tout à coup résignéeà son sort, n’est plus occupée que de sonsalut, et s’afflige seulement de ne pas pou-voir obtenir un prêtre de sa religion pour