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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

magnificence dune parure royale, seulevêtue de blanc au milieu de sa suite en deuil,un crucifix à la main, la couronne sur satête, et déjà rayonnante du pardon célesteque ses malheurs ont obtenu pour elle.

Marie console ses femmes dont les sanglotslémeuvent vivement : Pourquoi, leur dit-elle, vous affligez-vous de ce que mon cachot sest ouvert ? La mort, ce sévère ami, vient à moi et couvre de ses ailes noires les fautes de ma vie : le dernier arrêt du sort relève la créature accablée;je sens de nouveau le diadème sur mon front. Un juste orgueil est rentré dans mon ame purifiée.

Marie aperçoit Melvil et se réjouit de levoir dans ce moment solennel ; elle linterrogesur ses parents de France, sur ses anciensserviteurs, et le charge de ses derniers adieuxpour tout ce qui lui fut cher.

Je bénis,lui dit-elle, le roi très-chrétien mon beau-frère, et toute la royale famille de France: je bénis mon oncle le cardinal et Henri de Guise, mon noble cousin; je bénis aussi le Saint-Père, pour quil me bénisse à son tour, et le roi catholique qui sest offert généreusement pour mon