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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
magnificence d’une parure royale, seulevêtue de blanc au milieu de sa suite en deuil,un crucifix à la main, la couronne sur satête, et déjà rayonnante du pardon célesteque ses malheurs ont obtenu pour elle.
Marie console ses femmes dont les sanglotsl’émeuvent vivement : “ Pourquoi,” leur dit-elle, “ vous affligez-vous de ce que mon“ cachot s’est ouvert ? La mort, ce sévère“ ami, vient à moi et couvre de ses ailes“ noires les fautes de ma vie : le dernier“ arrêt du sort relève la créature accablée;“je sens de nouveau le diadème sur mon“ front. Un juste orgueil est rentré dans“ mon ame purifiée.”
Marie aperçoit Melvil et se réjouit de levoir dans ce moment solennel ; elle l’interrogesur ses parents de France, sur ses anciensserviteurs, et le charge de ses derniers adieuxpour tout ce qui lui fut cher.
“ Je bénis,”lui dit-elle,“ le roi très-chrétien“ mon beau-frère, et toute la royale famille“ de France: je bénis mon oncle le cardinal“ et Henri de Guise, mon noble cousin; je“ bénis aussi le Saint-Père, pour qu’il me“ bénisse à son tour, et le roi catholique“ qui s’est offert généreusement pour mon