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2 (1813)
Entstehung
Seite
75
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WALSTEIN ET MARIE STUART.

7S

quand ils le peuvent, de se donner lair dêtreentraînés dans le moment ils réfléchissentle plus à ce quils disent.

Elizabeth signe la sentence, et seule avecle secrétaire de ses commandements, la ti-midité de femme qui se mêle à la persé-vérance du despotisme lui fait désirer que cethomme subalterne prenne sur lui la respon-sabilité de laction quelle a commise: ilveut lordre positif denvoyer cette sentence,elle le refuse, et lui répète quil doit faireson devoir: elle laisse ce malheureux dansune affreuse incertitude, dont le chancelierBurleigh le tire, en lui arrachant le papierquElizabeth a laissé entre ses mains.

Leicester est très compromis par les amisde la reine dEcôsse ; ils viennent lui de-mander de les aider à la sauver. Il découvrequil est accusé auprès dElizabeth, et prendtout à coup laffreux parti dabandonnerMarie, et de révéler à la reine dAngleterreavec hardiesse et ruse une partie des secretsquil doit à la confiance de sa malheureuseamie. Malgré tous ces lâches sacrifices, ilne rassure Elizabeth quà demi, et elle ex-ige quil conduise lui-même Marie à lécha-faud, pour prouver quil ne laime pas. La