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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

jen suis convaincue), pourquoi ne seroit-ce |)as moi qui résignerais lexistence ? Mon peuple peut choisir ; je lui rends son pou- voir ; Dieu mest témoin que ce nest pas pour moi, mais pour le bien seul de la nation que jai vécu. Espère-t-on de cette séduisante Stuart, de cette reine plus jeune, des jours plus heureux? alors je descends du trône et je retourne dans la solitude de Woodstock jai passé mon humble jeu- nesse,, loin des vanités de ce monde,je trouvois ma grandeur en moi-même. Non, je ne suis pas faite pour être souve- raine, un maître doit être dur, et mon cœur est foible. Jai bien gouverné cette île, tant quil ne sagissoit que de faire des heureux : mais voici la tâche cruelle imposée parle devoir royal, et je me sens incapable de laccomplir.

A ce mot Burleigh interrompt Elizabethet lui reproche tout ce dont elle veut êtreblâmée, sa foibîesse, son indulgence, sa pitié :il semble courageux, pareequil demande àsa souveraine avec force ce quelle désire ensecret plus que lui-même. La flatterie brus-que réussit en général mieux que la flatterieobséquieuse, et cest bien fait aux courtisans,