LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
“ demande sa mort, on croit vous plaire par“ cette feinte violence; on croit vous déter-“ miner à ce que vous souhaitez; mais pro-“ noncez que vous voulez la sauver, et dans“ l’instant vous verrez la prétendue nécessité“ de sa mort s'évanouir: ce qu'on trouvoit“ juste passera pour injuste, et les memes“ hommes qui l’accusent prendront haute-“ ment sa défense. Vous la craignez vivante:“ ah! craignez-la sur-tout quand elle ne sera“ plus. C’est alors qu’elle sera vraiment re-“doutable; elle renaîtra de son tombeau,“ comme la déesse de la discorde, comme“ l’esprit de la vengeance, pour détourner“ de vous le cœur de vos sujets. Ils ne ver-“ ront plus en elle l’ennemie de leur ci’03 7 -“ ance, mais la petite-fille de leurs rois. Le“ peuple appelle avec fureur cette résolu-“ tion sanglante ; mais i! ne la jugera“ qu’après l’évènement. Traversez alors les“ rues de Londres, et vous v verrez régner le“silence de la terreur; vous y verrez un“ autre peuple, une autre Angleterre: ce ne“ seront plus ces transports de joie qui célé-“ broient la sainte équité dont votre trône“ étoit environné ; mais la crainte, cette“ sombre compagne de la tyrannie, ne vous