WALSTEIN ET MARIE STUART.
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bien que Tune puisse envoyer l’autre àl'échafaud, la plus belle des deux, celle quise sent la plus faite pour plaire, jouit encoredu plaisir d’humilier la toute-puissante Eli-zabeth aux yeux de Leicester, aux yeux del’amant qui leur est si cher à toutes deux.
Ce qui ajoute singulièrement aussi à l’effetde cette situation, c’est la crainte que l’onéprouve pour Marie à chaque mot de ressen-timent qui lui échappe; et lorsqu’elle s’aban-donne à toute sa fureur, ses paroles injuri-euses, dont les suites seront irréparables,font frémir, comme si l’on étoit déjà témoinde sa mort.
Les émissaires du parti catholique veu-lent assassiner Elizabeth à son retour à Lon-dres. Talbot, le plus vertueux des amis dela reine, désarme l’assassin qui vouloit lapoignarder, et le peuple demande à grandscris la mort de Marie. C’est une scène ad-mirable que celle où le chancelier Burleighpresse Elizabeth de signer la sentence deMarie, tandis que Talbot, qui vient de sau-ver la vie de sa souveraine, se jette à sespieds pour la conjurer de faire grâce à sonennemie.
“ On vous répète,” lui dit-il, “ que le peuple