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2 (1813)
Entstehung
Seite
71
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WALSTEIN ET MARIE STUART.

n

bien que Tune puisse envoyer lautre àl'échafaud, la plus belle des deux, celle quise sent la plus faite pour plaire, jouit encoredu plaisir dhumilier la toute-puissante Eli-zabeth aux yeux de Leicester, aux yeux delamant qui leur est si cher à toutes deux.

Ce qui ajoute singulièrement aussi à leffetde cette situation, cest la crainte que lonéprouve pour Marie à chaque mot de ressen-timent qui lui échappe; et lorsquelle saban-donne à toute sa fureur, ses paroles injuri-euses, dont les suites seront irréparables,font frémir, comme si lon étoit déjà témoinde sa mort.

Les émissaires du parti catholique veu-lent assassiner Elizabeth à son retour à Lon-dres. Talbot, le plus vertueux des amis dela reine, désarme lassassin qui vouloit lapoignarder, et le peuple demande à grandscris la mort de Marie. Cest une scène ad-mirable que celle le chancelier Burleighpresse Elizabeth de signer la sentence deMarie, tandis que Talbot, qui vient de sau-ver la vie de sa souveraine, se jette à sespieds pour la conjurer de faire grâce à sonennemie.

On vous répète, lui dit-il, que le peuple