WALSTEIN ET MARIE STUART. ’’
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transports, Marie a tout oublié en retrouvantle soleil et la nature. Elle ressent le bonheurde l’enfance à l’aspect, nouveau pour elle,des fleurs, des arbres, des oiseaux ; et l’inef-fable impression de ces merveilles extéri-eures, quand on en a été long-temps séparé,se peint dans l’émotion enivrante de l’infor-tunée prisonnière.
Le souvenir de la France vient la charmer.Elle charge les nuages que le vent du nordsemble pousser vers cette heureuse patrie deson choix; elle les charge de porter à sesamis ses regrets et ses désirs : “ Allez,” leurdit-elle, “ vous, mes seuls messagers, l’air“ libre vous appartient : vous n’êtes pas les“ sujets d’Elizabeth.”—Elle aperçoit dans lelointain un pêcheur qui conduit une frêlebarque, et déjà elle se flatte qu’il pourra lasauver: tout lui semble espérance quand ellea revu le ciel.
Elle ne sait point encore qu’on l’a laissésortir afin qu’Elizabeth pût la rencontrer;elle entend la musique de la chasse, et lesplaisirs de sa jeunesse se retracent à sonimagination en l’écoutant. Elle voudroitmonter un cheval fougueux, parcourir avecla rapidité de l’éclair les vallées et les mon-