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2 (1813)
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WALSTEIN ET MARIE STUART.

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transports, Marie a tout oublié en retrouvantle soleil et la nature. Elle ressent le bonheurde lenfance à laspect, nouveau pour elle,des fleurs, des arbres, des oiseaux ; et linef-fable impression de ces merveilles extéri-eures, quand on en a été long-temps séparé,se peint dans lémotion enivrante de linfor-tunée prisonnière.

Le souvenir de la France vient la charmer.Elle charge les nuages que le vent du nordsemble pousser vers cette heureuse patrie deson choix; elle les charge de porter à sesamis ses regrets et ses désirs : Allez, leurdit-elle, vous, mes seuls messagers, lair libre vous appartient : vous nêtes pas les sujets dElizabeth.Elle aperçoit dans lelointain un pêcheur qui conduit une frêlebarque, et déjà elle se flatte quil pourra lasauver: tout lui semble espérance quand ellea revu le ciel.

Elle ne sait point encore quon la laissésortir afin quElizabeth pût la rencontrer;elle entend la musique de la chasse, et lesplaisirs de sa jeunesse se retracent à sonimagination en lécoutant. Elle voudroitmonter un cheval fougueux, parcourir avecla rapidité de léclair les vallées et les mon-