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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
Elizabeth étoit une femme d'un grand gé-nie, l'cclat de son règne en fait foi : toutefoisdans une tragédie, où la mort de Marie estreprésentée, on ne peut voir Elizabeth quecomme la rivale qui fait assassiner sa prison-nière ; et le crime qu’elle commet est tropatroce pour ne pas effacer tout le bien qu’onpourrait dire de son génie politique. Ceserait peut-être une perfection de plus dansSchiller que d'avoir eu l'art de rendre Eliza-beth moins odieuse, sans diminuer l’intérêtpour Marie Stuart : car il y a plus de vraitalent dans les contrastes nuancés que dansles oppositions extrêmes, et la figure princi-pale elle-même gagne à ce qu'aucun despersonnages du tableau dramatique ne luisoit sacrifié.
Leicester conjure Elizabeth de voir Marie ;il lui propose de s'arrêter au milieu d’unechasse dans le jardin du château de Eothe-ringay, et de permettre à Marie de s'y pro-mener. Elizabeth 3^ consent, et le troisièmeacte commence par la joie touchante deMarie, en respirant l’air libre après dix-neufans de prison : tous les dangers qu'elle courtont disparu à ses } r eux; en vain sa nourricecherche à les lui rappeler pour modérer ses