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2 (1813)
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WALSTEIN ET MARIE STUART.

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tûmes sur son sort. Sa beauté, presque sur-naturelle, semble la cause et l'excuse decette ivresse habituelle du cœur, fatalité desa vie.

Le caractère dElizabeth excite lattentiondune manière bien différente; cest une pein-ture toute nouvelle que celle dune femmetyran. Les petitesses des femmes en général,leur vanité, leur désir de plaire, tout ce quileur vient de lesclavage enfin, sert au de-spotisme dans Elizabeth; et la dissimulationqui naît de la foiblesse est lun des instru-ments de son pouvoir absolu. Sans doutetous les tyrans sont dissimulés. Il fauttromper les hommes pour les asservir; onleur doit au moins dans ce cas la politessedu mensonge. Mais ce qui caractérise Eli-zabeth cest le désir de plaire uni à la volontéla plus despotique, et tout ce quil y a deplus fin dans lamour-propre dune femmemanifesté par les actes les plus violents delautorité souveraine. Les courtisans aussiont avec une reine un genre de bassesse quitient de la galanterie. Ils veulent se per-suader quils laiment pour lui obéir plusnoblement, et cacher la crainte servile dunsujet sous le servage dun chevalier,

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