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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
détruit l’illusion. Quand Marie Stuart ar-rive, on est déjà curieux et ému ; on la con-noît, non par un portrait, mais par son in-fluence sur ses amis et sur ses ennemis. Cen’est plus un récit qu’on écoute, c’est unévènement dont on est devenu contempo-rain.
Le caractère de Marie Stuart est admi-rablement bien soutenu et ne cesse pointd’intéresser pendant toute la pièce. Foible,passionnée, orgueilleuse de sa figure, et re-pentante de sa vie, on l’aime et on la blâme.Ses remords et ses fautes font pitié. Detoutes parts on aperçoit l’empire de son ad-mirable beauté si renommée dans son temps.Un homme qui veut la sauver ose lui avouerqu’il ne se dévoue pour elle que par enthou-siasme pour ses charmes. Elizabeth en estjalouse; enfin l’amant d’Elizabeth, Leicestcr,est devenu amoureux de Marie, et lui a pro-mis en secret son appui. L’attrait et l’envieque fait naître la grâce enchanteresse del’infortunée rendent sa mort mille fois plustouchante.
Elle aime Leicester. Cette femme mal-heureuse éprouve encore le sentiment qui adéjà plus d’une fois répandu tant d’amer-