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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

détruit lillusion. Quand Marie Stuart ar-rive, on est déjà curieux et ému ; on la con-noît, non par un portrait, mais par son in-fluence sur ses amis et sur ses ennemis. Cenest plus un récit quon écoute, cest unévènement dont on est devenu contempo-rain.

Le caractère de Marie Stuart est admi-rablement bien soutenu et ne cesse pointdintéresser pendant toute la pièce. Foible,passionnée, orgueilleuse de sa figure, et re-pentante de sa vie, on laime et on la blâme.Ses remords et ses fautes font pitié. Detoutes parts on aperçoit lempire de son ad-mirable beauté si renommée dans son temps.Un homme qui veut la sauver ose lui avouerquil ne se dévoue pour elle que par enthou-siasme pour ses charmes. Elizabeth en estjalouse; enfin lamant dElizabeth, Leicestcr,est devenu amoureux de Marie, et lui a pro-mis en secret son appui. Lattrait et lenvieque fait naître la grâce enchanteresse delinfortunée rendent sa mort mille fois plustouchante.

Elle aime Leicester. Cette femme mal-heureuse éprouve encore le sentiment qui adéjà plus dune fois répandu tant damer-