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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
qui en apporte la nouvelle tous les détails decette horrible mort ; et quand elle a rassasiéson ame de douleur, elle annonce la résolu-tion qu'elle a prise d’aller vivre et mourirprès du tombeau de son amant. Chaqueexpression, chaque mot, dans ces deuxscènes, est d’une sensibilité profonde ; maison a prétendu que l’intérêt dramatique nepeut plus exister quand il n’y a plus d’in-certitude. En France, on se hâte en toutgenre d’en finir avec l’irréparable. Les Alle-mands, au contraire, sont plus curieux de ceque les personnages éprouvent que de ce quileur arrive ; ils ne craignent point de s’ar-rêter sur une situation terminée comme évè-nement, mais qui subsiste encore commesouffrance. Il faut plus de poésie, plus desensibilité, plus de justesse dans les expres-sions, pour émouvoir dans le repos de l’ac-tion, que lorsqu’elle excite une anxiété tou-jours croissante : on remarque à peine lesparoles quand les faits nous tiennent en sus-pens ; mais lorsque tout se tait, excepté ladouleur, quand il n’y a plus de changementau dehors, et que l’intérêt s’attache seule-ment à ce qui se passe dans l’ame,une nuanced’affectation, un mot hors de place frap-