WALSTEIN ET MARIE STUART.
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peroit comme un son faux dans un air simpleet mélancolique. Rien n'échappe alors parlebruit, et tout s'adresse directement au cœur.
Enfin la critique la plus universellementrépétée contre le Walstein français, c’est quele caractère de Walstein lui-même est super-stitieux, incertain, irrésolu, et ne s'accordepas avec le modèle héroïque admis pour cegenre de rôle. Les Français se privent d’unesource infinie d’effets et d’émotions en rédui-sant les caractères tragiques, comme lesnotes de musique ou les couleurs du prisme,àquelques traits saillants toujours les mêmes;chaque personnage doit se conformer à l’undes principaux types reconnus. On diroitque chez nous la logique est le fondementdes arts, et cette nature ondoyante dont parleMontaigne est bannie de nos tragédies; onn’y admet que des sentiments tout bons outout mauvais, et cependant il n'y a rien quine soit mélangé dans l’ame humaine.
On raisonne en France sur un personnagetragique comme sur un ministre d’état, etl'on se plaint de ce qu'il fait ou de ce qu'ilne fait pas, comme si l’on tenoit une gazetteà la main pour le juger. Les inconséquencesdes passions sont permises sur le théâtre