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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
dans les tragédies historiques où l’exaltationde l’aine amène naturellement une poésieplus élevée : telle est, par exemple, la visionde Walstein*, sa harangue après la révolte,son monologue avant sa mort, etc. Toutefoisla contexture et le développement de la pièce
* Il est, pour les mortels, des jours mystérieux,
Où, des liens du corps notre ame dégagée,
Au sein de l’avenir est tout à coup plongée,
Et saisit, je ne sais par quel heureux effort,
Le droit inattendu d’interroger le sort.
. La nuit qui précéda la sanglante journéeQui du héros du nord trancha la destinée,
Je veillois au milieu des guerriers endormis.
Un trouble involontaire agitoit mes esprits.
Je parcourus le camp. On voyoit dans la plaineBriller des feux lointains la lumière incertaine.
Les appels de la garde et les pas des chevauxTroubloient seuls, d’un brait sourd, l’universel repos.
Le vent qui gémissoit à travers les valléesAgitoit lentement nos tentes ébranlées.
Les astres, à regret perçant l’obscurité,
Versoient sur nos drapeaux une pâle clarté.
Que de mortels, me dis-je, à ma voix obéissent !
Qu’ avec empressement sous mon ordre ils fléchissent !
Us ont, sur mes succès, placé tout leur espoir.
Mais si le sort jaloux m’arraehoit le pouvoir,
Que bientôt je verrais s’évanouir leur zèle !
En est-il un du moins qui me restât fidèle !
Ah ! s’il en est un seul, je t’invoque. O destin !
Daigne me l’indiquer par un signe certain,
Walstein, par M. Benjamin-Constant deRebecque, Acte II, scbne l‘°, page 43.