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2 (1813)
Entstehung
Seite
56
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

dans les tragédies historiques lexaltationde laine amène naturellement une poésieplus élevée : telle est, par exemple, la visionde Walstein*, sa harangue après la révolte,son monologue avant sa mort, etc. Toutefoisla contexture et le développement de la pièce

* Il est, pour les mortels, des jours mystérieux,

, des liens du corps notre ame dégagée,

Au sein de lavenir est tout à coup plongée,

Et saisit, je ne sais par quel heureux effort,

Le droit inattendu dinterroger le sort.

. La nuit qui précéda la sanglante journéeQui du héros du nord trancha la destinée,

Je veillois au milieu des guerriers endormis.

Un trouble involontaire agitoit mes esprits.

Je parcourus le camp. On voyoit dans la plaineBriller des feux lointains la lumière incertaine.

Les appels de la garde et les pas des chevauxTroubloient seuls, dun brait sourd, luniversel repos.

Le vent qui gémissoit à travers les valléesAgitoit lentement nos tentes ébranlées.

Les astres, à regret perçant lobscurité,

Versoient sur nos drapeaux une pâle clarté.

Que de mortels, me dis-je, à ma voix obéissent !

Qu avec empressement sous mon ordre ils fléchissent !

Us ont, sur mes succès, placé tout leur espoir.

Mais si le sort jaloux marraehoit le pouvoir,

Que bientôt je verrais sévanouir leur zèle !

En est-il un du moins qui me restât fidèle !

Ah ! sil en est un seul, je tinvoque. O destin !

Daigne me lindiquer par un signe certain,

Walstein, par M. Benjamin-Constant deRebecque, Acte II, scbne l°, page 43.