WALSTEIN ET MARIE STUART.
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en allemand, comme en français, exige unstyle simple, dans lequel on ne sente que lapureté du langage et rarement sa magnifi-cence. Nous voulons en France qu’on fasseeffet, non seulement à chaque scène, mais àchaque vers ; et cela est inconciliable avec lavérité. Rien n’est si aisé que de composer cequ’on appelle des vers brillants; il y a desmoules tout faits pour cela ; ce qui est diffi-cile, c’est de subordonner chaquedétail à l’en-semble et de retrouver chaque partie dans letout, comme le reflet du tout dans chaquepartie. La vivacité française a donné à lamarche des pièces de théâtre un mouvementrapide très agréable ; mais elle nuit à la beau-té de l’art quand elle exige des succès instan-tanés aux dépens de l’impression générale.
A côté de cette impatience qui ne tolèreaucun retard, il y a une patience singu-lière pour tout ce que la convenance ex-ige; et quand un ennui quelconque est dansl’étiquette des arts, ces mêmes Françaisqu’irritoit la moindre lenteur, supportenttout ce qu’on veut par respect pour l’usage.Par exemple, les expositions en récit sont in-dispensables dans les tragédies françaises, etpertainement elles ont beaucoup moins d’in-