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2 (1813)
Entstehung
Seite
55
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WALSTEÏN ET MARIE STUART.

S5

vouement le plus pur avec les passions deshommes acharnés sur cette terre comme surleur unique partage.

Il ny a point de dénouement à la piècedes Piccoiomini ; elle finit comme une con*versation interrompue. Les Français auraientde la peine à supporter ces deux prologues,lun burlesque et lautre sérieux, qui pré-parent la véritable tragédie, la mort deAValstein.

Un écrivain dun grand talent a resserréla trilogie de Schiller en une tragédie selonîa forme et la régularité française. Les élogeset les critiques dont cet ouvrage a été lobjetnous donneront une occasion naturelle da-chever de faire connoître les différences quicaractérisent le système dramatique desFrançais et des Allemands. On a reprochéà lécrivain français de navoir pas mis assezde poésie dans ses vers. Les sujets mytho-logiques permettent tout, léclat des imageset de la verve lyrique ; mais comment pour-roit-on admettre, dans un sujet tiré de lhis-toire moderne, la poésie du récit de Théra-mèue ? toute cette pompe antique convientà la famille de Mi nos ou dAgamenmon ; ellene serait quune affectation ridicule dans lespièces dun autre genre. 11 y a des moments