LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
A'4
blic. Les généraux qui s’opposent à scs dé-sirs ne les contrarient point par vertu, maispar jalousie; et dans ces cruelles luttes toutse trouve, si ce n’est des hommes dévoués à,leur opinion, et se battant pour leur consci-ence. A qui s’intéresser? dira-t-on. Au ta-bleau de la vérité. Peut-être l’art exige-t-ilque ce tableau soit modifié d’après l’effetthéâtral ; mais c’est toujours une belle choseque l’histoire sur la scène.
Néanmoins Schiller a su créer des person-nages faits pour exciter un intérêt roma-nesque. 11 a peint Max. Piceolomini etThéeia comme des créatures célestes quitravei’sent tous les orages des liassions poli-tiques en conservant dans leur ame l’amouret la vérité. Thécîa est la fdie de Walstcin ;Max., le fds du perfide ami qui le trahit.Les deux amants, malgré leurs pères, malgréle sort, malgré tout, excepté leurs cœurs,s’aiment, se cherchent, et se retrouvent dansla vie et dans la mort. Ces deux êtres ap-paraissent au milieu des fureurs de l’ambi-tion, comme des prédestinés ; ce sont detouchantes victimes que le ciel s’est choisies,et rien n’est beau comme le contraste du dé-