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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
le croire du seizième siècle que du nôtre. Uneplus grande erreur, peut-être, c’est de sup-poser que Philippe II pût écouter long-tempsavec plaisir un tel homme, et qu’il lui aitdonné même pour un instant sa confiance.Posa dit, avec raison, en parlant de PhilippeII :—“ Je faisois d’inutiles efforts pour ex-6( alter son aine, et dans cette terre refroidie“ les fleurs de ma pensée ne pouvoient pro-“ spérer.” Mais Philippe II ne se fût jamaisentretenu avec un jeune homme tel que lemarquis de Posa. Le vieux fils de Charles-Quint ne devoit voir, dans la jeunesse et l’en-thousiasme, que le tort de la nature et lecrime de la réformation ; s’il avoit pu se con-fier un jour à un être généreux, il eût dé-menti son caractère et mérité Je pardon dessiècles.
Il y a des inconséquences dans le carac-tère de tous les hommes, même dans celuides tju’ans ; mais elles tiennent par des liensinvisibles à leur nature. Dans la pièce deSchiller, une de ces inconséquences est sin-gulièrement bien saisie. Le duc de Medina-Sidonia, général avancé en âge, qui a com-mandé l’invincible armada dissipée par laflotte anglaise et les orages, revient, et tout le