Druckschrift 
2 (1813)
Entstehung
Seite
40
Einzelbild herunterladen
 

4G

LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

le croire du seizième siècle que du nôtre. Uneplus grande erreur, peut-être, cest de sup-poser que Philippe II pût écouter long-tempsavec plaisir un tel homme, et quil lui aitdonné même pour un instant sa confiance.Posa dit, avec raison, en parlant de PhilippeII : Je faisois dinutiles efforts pour ex-6( alter son aine, et dans cette terre refroidie les fleurs de ma pensée ne pouvoient pro- spérer. Mais Philippe II ne se fût jamaisentretenu avec un jeune homme tel que lemarquis de Posa. Le vieux fils de Charles-Quint ne devoit voir, dans la jeunesse et len-thousiasme, que le tort de la nature et lecrime de la réformation ; sil avoit pu se con-fier un jour à un être généreux, il eût dé-menti son caractère et mérité Je pardon dessiècles.

Il y a des inconséquences dans le carac-tère de tous les hommes, même dans celuides tjuans ; mais elles tiennent par des liensinvisibles à leur nature. Dans la pièce deSchiller, une de ces inconséquences est sin-gulièrement bien saisie. Le duc de Medina-Sidonia, général avancé en âge, qui a com-mandé linvincible armada dissipée par laflotte anglaise et les orages, revient, et tout le