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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
l’efface. L’on sort rarement d’une certainenature convenue qui revêt de ses couleurs lesmœurs anciennes comme lesmœurs modernes,le crime comme la vertu, l’assassinat commela galanterie. Cette nature est belle et soi-gneusement parée, mais on s’en fatigue à lalongue ; et le besoin de se plonger dans desmystères plus profonds doit s’emparer invin-ciblement du génie.
Il serait donc à désirer qu’on pût sortir del’enceinte que les hémistiches et les rimesont tracée autour de l’art; il faut permettreplus de hardiesse, il faut exiger plus de con-noissance de l’histoire ; car si l’on s’en tientexclusivement à ces copies toujours pluspâles des mêmes chefs-d’œuvre, on finira parne plus voir au théâtre que des marionnetteshéroïques, sacrifiant l'amour au devoir, pré-férant la mort à l’esclavage, inspirées parl’antithèse dans leurs actions comme dansleurs paroles, mais sans aucun rapport aveccette étonnante créature qu’on appellel’homme, avec la destinée redoutable quitour à tour l’entraîne et le poursuit.
Les défauts du théâtre allemand sont fa-ciles à remarquer : tout ce qui tient au man-que d’usage du monde, dans les arts comme