DE L’ART DRAMATIQUE.
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dans la société, frappe d’abord les esprits lesplus superficiels ; mais, pour sentir les beau-tés qui viennent de l’ame, il est nécessaired’apporter dans l’appréciation des ouvragesqui nous sont présentés un genre de bonho-mie tout-à-fait d’accord avec une haute su-périorité. La moquerie 11’est souvent qu’unsentiment vulgaire traduit en impertinence.La faculté d’admirer la véritable grandeur àtravers les fautes dégoût en littérature commeà travers les inconséquences dans la vie, cettefaculté est la seule qui honore celui qui juge.
En faisant connoître un théâtre fondé surdes principes très différents des nôtres, je neprétends assurément, ni que ces principessoient les meilleurs, ni sur-tout qu’on doiveles adopter en France : mais des combinai-sons étrangères peuvent exciter des idéesnouvelles ; et quand on voit de quelle stéri-lité notre littérature est menacée, il me paroîtdifficile de ne pas désirer que nos écrivainsreculent un peu les bornes de la carrière : neferoient-ils pas bien de devenir à leur tourconquérants dans l’empire de l’imagination ?Il n’en doit guère coûter à des Français poursuivre un semblable conseil.
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