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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
les pièces tirées de l’histoire moderne seroientsusceptibles.
Il y a dans les mœurs chevaleresques unesimplicité de langage, une naïveté de senti-ment pleine de charme; mais ni ce charme,ni le pathétique qui résulte du contraste descirconstances communes et des impressionsfortes ne peut être admis dans nos tragédies:elles exigent des situations royales en tout, etnéanmoins l’intérêtpittoresquedu moyen âgetient à toute cette diversité de scènes et decaractères, dont les romans des troubadoursont fait ressortir des effets si touchants.
La pompe des alexandrins est un plusgrand obstacle encore que la routine mêmedu bon goût, à tout changement dans laforme et le fond des tragédies françaises:on ne peut dire en vers alexandrins qu’onentre ou qu’on sort, qu’on dort ou qu’onveille, sans qu’il faille chercher pour celaune tournure poétique ; et une foule de sen-timents et d’effets sont bannis du théâtrenon par les règles de la tragédie, mais parl’exigence même de la versification. Racineest le seul écrivain français qui, dans la scènede Joas avec Athalie, se soit une fois joué deces difficultés : il a su donner une simplicité