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( Lignes supprimées par la censure . )
— Un dieu , un roi , une foi , une loi , tel est ladevise que M. le maire de Lyon a fait inscrire surl’une des portes de cette ville, à l’occasion de la visiteque M. le comte d’Artois vient , tout récemment, defaire aux Lyonnais. Cette inscription avait déjà existéautrefois sur la même porte ; et M. le maire , en l’yfaisant reparaître, a voulu sans doute faire entendre auprince qu’il avait envie de flatter , que depuis le re-tour de son auguste famille, les Français étaient reve-nus aux anciennes maximes de la monarchie. En celaM. le maire de Lyon n’a pas mieux interprété le sens etl’effet de la restauration que ne l’avaient interprété ,dans une autre circonstance , MM. les marguilliers deParis , et que ne l’interprètent tous les jours cette foulede courtisans ambitieux qui voudraient que le retourà l’ordrene fût que le retour à tous les abusdont ils pro-fitaient autres fois. Le rétablissement des Bourbons surle trône de France n’est nullement le rétablissementde l’ancienne monarchie : c’est une vérité qu’on ne s’au-rait trop rappeler , parce qu’on ne cesse de la mécon-naître. La monarchie française vient d’être réconstituéesur des bases toutes nouvelles : le roi n’est plus investides mêmes pouvoirs ; il n’exerce point la puissance lé-gislative. Placer son autorité avant celle des lois, commele fait M. le maire de Lyon , dans sa devise , c’est doncévidemment renverser l’ordre actuellement établi dans