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les pouvoirs, et énoncer une maxime tout-à-fait incons-titutionnelle. Qu’entend d’ailleurs M. le maire par lesmots une foi , une loi ? N’y a-t-il qu’une loi qu’ondoive respecter? N’y a-t-il qu’une foi qu’on doive souf-frir , et ces mots sont-ils une déclaration de guerre àquiconque aurait d’autres opinions religieuses que cellesde M. le maire , ou qui ne respecterait pas la devisequ’il a l’air de nous donner comme une loi? De quelquemanière qu’on envisage cette devise , il est impossiblede ne pas la trouver fort inconvenante ; et M. le mairel’a d’autant plus mal choisie , qu’en qualité de magis-trat, il devait être le premier à donner l’exemple durespect pour nos nouvelles institutions. Mais il est sur-tout fort répréhensible de l’avoir fait inscrire sur un mo-nument public; parce qu’en la plaçant ainsi, ce n’estplus lui seul qui parle, ce sont les habitans de Lyon àqui il fait faire , certainement sans leur aveu, une pro-fession de foi très-illégale , et qu’il met en quelque sorteen insurrection contre la charte constitutionnelle.il se-rait à desirer, ce semble, que M. le maire fût invité àfaire disparaître sa devise du lieu où il l’a placée.
—Ou vient de voir, dans l’analyse des procès-ver-baux de la chambre des pairs , précédemment rappor-tée, que la chambre, en votant, dans sa séance du i3septembre , sur la proposition de la chambre des députésrelative à la liste civile , avait cru devoir y faire plu-sieurs amendemens. Ces amendemens , qui ont été pré-sentés depuis à la chambre des députés , n’ont point étéadoptés par elle, et l’on assure qu’elle a de nouveau en-voyé sa propositiou à la chambre des pairs, à l’effet,sans doute, de la déterminer à renoncer aux change-ons qu’elle lui a fait subir. Si cette chambre persiste.