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1 (1815)
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les pouvoirs, et énoncer une maxime tout-à-fait incons-titutionnelle. Quentend dailleurs M. le maire par lesmots une foi , une loi ? Ny a-t-il quune loi quondoive respecter? Ny a-t-il quune foi quon doive souf-frir , et ces mots sont-ils une déclaration de guerre àquiconque aurait dautres opinions religieuses que cellesde M. le maire , ou qui ne respecterait pas la devisequil a lair de nous donner comme une loi? De quelquemanière quon envisage cette devise , il est impossiblede ne pas la trouver fort inconvenante ; et M. le mairela dautant plus mal choisie , quen qualité de magis-trat, il devait être le premier à donner lexemple durespect pour nos nouvelles institutions. Mais il est sur-tout fort répréhensible de lavoir fait inscrire sur un mo-nument public; parce quen la plaçant ainsi, ce nestplus lui seul qui parle, ce sont les habitans de Lyon àqui il fait faire , certainement sans leur aveu, une pro-fession de foi très-illégale , et quil met en quelque sorteen insurrection contre la charte constitutionnelle.il se-rait à desirer, ce semble, que M. le maire fût invité àfaire disparaître sa devise du lieu il la placée.

Ou vient de voir, dans lanalyse des procès-ver-baux de la chambre des pairs , précédemment rappor-tée, que la chambre, en votant, dans sa séance du i3septembre , sur la proposition de la chambre des députésrelative à la liste civile , avait cru devoir y faire plu-sieurs amendemens. Ces amendemens , qui ont été pré-sentés depuis à la chambre des députés , nont point étéadoptés par elle, et lon assure quelle a de nouveau en-voyé sa propositiou à la chambre des pairs, à leffet,sans doute, de la déterminer à renoncer aux change-ons quelle lui a fait subir. Si cette chambre persiste.