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mentent notre trésor , et nous donnentles plus grandespreuves d’attachement ; des hommes qui, depuis vingtans, sont nos compatriotes, auxquels nos lois assuraientce titre, qui parlent notre langue , qui ont adopté nosmœurs , nos usages , nos habitudes , et qui desiraient,en grand nombre , demeurer nos frères , et continuerd’offrir à notre patrie le'tribut de leurs fortunes , deleurs talens , de leur industrie et de leur amour. Toutesces considérations pouvaient faire desirer au gouverne-ment anglaisque la France résistât à leurs vœux , et lestraitât en ennemis , afin que notre injustice les aigrît etles détachât de nous : mais plus les Anglais étaient inté-ressés à nous faire commettre cette faute , plus nous de-vions l’éviter ; et il est bien humiliant pour nous d’avoirainsi sacrifié la justice et nos intérêts à la politique ducabinet de Saint-James. Au reste, le tort que l’on vientde contracter envers les Belges n’est nullement celui dela nation; et , quelque rigoureuse que soit la mesure quivient d’être prise à leur égard, nous sommes bien cer-tains qu’elle ne leur inspirera pas le moindre doute surles sentimens d’affection et d’estime que la France leurconserve.
( Paragraphe supprimé par la censure. )