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pourraient résulter des mesures par lesquelles on par-viendrait à confier l'exécution de pareilles lois à ceuxdont les principes seraient en opposition avec elles?
d Pourrait-on prévoir quel serait le nombre des dif-ficultés etdesprétentions qui naîtraient subitement d’unetelle contradiction? Ce serait, n’en doutons pas, ra-nimer en un instant toutes les haines et toutes les pas-sions ; ce serait lancer partout les brandons de la guerrecivile, n
— M. l’abbé de Montesquiou était parvenu à fairedécider par la chambre des députés , qu’on ne pourraitfaire imprimer aucune réclamation contre un certainministre ou contre ses agens, sans en avoir obtenu lapermission des agens de ce même ministre. Encouragépar cet exemple, M. Feydei, député du Lot, a voulutaire décider qu’aucune personne ne pourrait adresser àla chambre une pétition contre les agens de l’autorité,qu’après y avoir été autorisée par ces mêmes agens.Quoique cette dernière proposition eût une ressemblancefort exacte avec la première, la chambre l’a rejetée avecune es.j èce d’indignation. Ceci rappelle la fable des deuxânes tombés dans le même gouffre ; l’un périt là oùl’autre trouve son salut en y laissant sa charge : aussipourquoi M. Feydei ne se chargeait-il que d’éponges ?
—J.l. le marquis de Beaumez , député du Pas-de-Calais , a fait une proposition qui mérite de figurer àcôté de celle- de M. Feydei ; ejle a pour objet de fairedécider que tontes les propositions faites par les membresde la chambre, ainsi que la lecture des pétitions qui luiseront' adressées , auront lieu en comité secret. Lespersonnes qui supposent toujours un mauvais motifami démarches les plus salutaires , 'ont cru que M. lemarquis voulaiL sauver à quelques-uns de ses collèguesla honte qui résulte pour eux de certaines propositionsque la chambre proscrit quelquefois sans ménagemens ,et trouver le moyen d’étouffer saris bruit les réclama-tions les plus justes. Nous sommes loin de partagi rcette opinion ; le caractère loyal de M. le marquis nousgarantit que la proposition faite à la chambre n’a pourobjet que de favoriser les élans patriotiques des députés