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que la plupart des journalistes prodiguent au gouver'-inement , ils doivent croire que nous sommes tombé»sous un nouveau tyran , et que nos ministres sont desdespotes farouches prêts à punir de mort l’audacieuxqui leur ferait entendre quelque véiilé. SM est vraiqu’un tyran soit touj"i>rs plus loué qu’un bon roi,notre gouvernement peut considérer la plupart desjournaux comme des libelles diffamatoires.
— Tandis que le pape s’occupe du rétablissement desillustres disciples de Saint-Ignace de Loyola, nos écri-vains se préparent à les rep< usst r du sein delà France.Nous recevons, sur la conduite de Sa Sainteté et surl’ordre des jésuites, un écrit que nous regrettons de nepouvoir faire entrer de suite dans nos cahiers ; nous lepublierons incessamment. On nous adresse aussi quel-ques réf'exioris sur le budget, qui nous paraissent fortjustes : nous les ferons connaître avant que la chambredes jiairs ait pris aucune détermination à cet égard.
—Un individu qui ne dit |>as son nom , mais qui sequalifie ancien magistrat, a publié. :l y a quelquesjours, en mauvais français , une brochuee dont l’objetest de prouver l’inutilité de la cour de cassation et duministère public. M. Loiseau a cru nécessaire de luxrépondre, et il a publié en conséquence un mémoirepour réfuter ses raisonnemens. Nous ignorons encorece que renferme le mémoire de M. Loiseau ; mais labrochure de l 'ancien magistrat ne nous paraissait païécrite avec ascez de force pour ébranler une des plusbelles institutions que nous ayons en France. La modé-ration constante que la cour de cassation a gardée de-puis son institution ; la fermeté et l’impartialité qu’elle amontrée dans toutes les circonstances; la connaissancepr fonde qu’elle a de nos lois, et le respect religieuxavec lequel elle en commande l’observation ; voi'à quelssont les véritables garans de sa durée. Dans l’ordre ju-diciaire. c’est l’arclte sainte sur laquelle il ne nous estpas permis ce jtorter nos débiles mains.
— Il parait dans ce moment un jtetit écrit intitulé :iRéflexicni sir Vinamovibilité des juges. Nous lesferons connaître dans le jirocbain numéro. Elles setrouvent au bureau de souscription du Censeur , et chezles principaux libraires.