Druckschrift 
1 (1815)
Entstehung
Seite
53
Einzelbild herunterladen
 

( 53 )

Il fallut donc songer à réparer un malheur que jenavais pu préven r ou réprimer , comme vous voudrez.Je donnai sur-le champ à mon commis ordre de termi-ner lallaire pour laquelle je lavais envoyé à Pans : jelui transmis le modèle dun traité, en lui déclarant queje n'entendais y taire aucun amendement Je reçusbientôt line expédition de la transaction quil avait faite ,et je vis quil ava l réduit à vingt mille francs unesomme de trente mille trancs qui m'était due. Je meplaignis amèrement de 1 amendement fait au modèle detraite que javais envoyé; mon commis me réponditquil avait consenti , non à un amendement , mais àune explication ; quau joui dhui le nombre 3o pouvaitêtre réduit à 20 , sans éprouver aucun changement ; quecela avait encore été décidé par un illustre ministre etpar plusieurs honorables membres de la chambre despairs, et quainsi je navais rien à dire. Je me mis encorebien en colère contre lillustre ministre et contre les ho-norables membres de la chambre des pairs qui vou-laient en savoir plus que Barême; mais je nen ai pasmoins perdu mes dix mille francs.

11 me restait pour toute ressource un procès dans le-quel je demandais quun intérêt de vingt-cinq pourcent, que jai payé pendant long-temps, me fût resti-tué; les preuves du fait étaient évidentes; la loi ne pré-sentait aucun doute , jétais assuré du gain de monprocès. Mais au moment le tribunalallait prononcer ,mon adversaire parut, une feuille du Journal des Dé-bats à la main , et prouva à mes juges quil avait reçu,non un intérêt de vingt-cinq pour cent, mais une indem~nité de vingt-cinq pour cent, et que, si la loi prohibe lesintérêts , elle ne prohibe pas les indemnités .

A lappui de cette distinction, il invoqua lautoritédun illustre ministre et des honorables membres de lachambre des députés. Le croirez vous, Monsieur? jeperdis mon procès, et je fus condamné aux dépens , aunom de lillnst»e ministre et des honorables membresde la chambre des députés.

Désespéré de me voir ainsi ruiné, je rentre chez moi ,et je dresse à la lutte une pétition très-humble, poursupplier les illustres ministres et les honorables membresdes deux chambres de vouloir faire publier le dictionnaire