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et sans formes juridiques, tandis qu’en Angleterre cesactes de sévérité ont au moins la sanction d’un tribunalrégulier.
Ces actes ont néanmoins mérité à l’Angleterre unreproche public , et cela , à une époque où 'es publica-tions périodiques ont un caractère de modération et dedécence qu’elles n’ont eu à aucune autre époque denotre histoire. Il faillirait bien peu connaître nos an-nales pour contester ce fait ; nous pourrions produire unesérie de feuilles publiées sans interruption pendant unelongue période, et dont chacune contient pins de cesasserti ms qu’on appelle des libelles , que tous les jour-naux de ce temps, pendant une année entière, et ce sfeuilles , nous ne les prendrions pas à une époque d’obs-curité, mais dans l’espace de temps que l’on considèrecomme l’ère la plus belle de notre gloire littéraire.
( Extrait du Mont ng Chronicle).
Lettre au rédaeti ur. — Ah! Monsieur, dans quelcahos sommes nous tombés ! etque je suis malheureuxd’avoir été élevé après la destruction des jésuites , etavant l’heureuse époque de la restauration ! je n’entendsplus rien au langage dps hommes; quand je dis blancon croit que je veux dite no r, et quand je dis quedeux et deux font quatre , on me prouve que cela n’estpas vrai.
Il faut que vous sachiez que je ne suis qu'un pauvremarchand , jadis riche , mais ayant per lu une grandepartie de ma fortune. Dernièrement j’envoyai moncommisàParis,poury suivre une affaire dont lesrésultatspouvaient compromettre ma fortune, et pour me prévenirdes événemens ; bientôt après je reçus une lettre de lui ,dans laquelle il m’annonça qu’il m’en réprimait : nesachant ce que cela signifiait, je lui demandai l’expli-cation; il me répondit que réprimer signifiait prévenir ;qu’un illustre ministre et plusieurs honorables membresde la chambre des députés l’avaient décidé, et qu’ainsi ,je devais me tenir pour averti. Cette explication arrivatrop tard; je jurai (Ontre l’illustre ministre, contre leshonorables membres, et contre le sot commis qui allaitles écouter; cela n’avança pas mes affaires; j’en fusquitte pour essuyer une banqueroute.