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1 (1815)
Entstehung
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51
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Que cette liberté ne puisse pas être dangereuse, celaest prouvé par une longue expérience chez la seulenation cette liberté existe. M. labbé de Montesquiouconfesse que lAngleterre a le gouvernement le plus fortqui soit au monde, et ce gouvernement est le seulla liberté de la presse existe (nous pourrions cependanty joindre les Etats-Unis dAmérique dont la prospéritétou jours naissante doit être aussi attribuée à cette liberté. )

Que les publications périodiques ne soient pas insigni-fiantes , cela résulte de lattention quon leur accorde.Les mêmes personnes qui manifestent pour elles le plusfort mépris , sont celles qui les emploient le plus volon-tiers dans leur intérêt personnel.

Et nous voyons ceux qui se moquent des pamphlé-taires , lorsque ceux-ci examinent avec indépendance laconduite des ministres , employer eux-mêmes des pam-phlets pour répondre à ces attaques, et réfuter , sil estpossible , les objections quon a faites.

Ce qui prouve que la liberté de la presse ne peut pasêtre considérée comme indifférente, cest la peine quelon prend pour en contrarier les efforts;et cette liberténe peut jamais être dangereuse, lorsque ses moindresexcès sont poursuivis et convenablement punis.

Il est cependant un point, et cest le seul sur lequelnous sommes daccord avec M. de Montesquiou ; cestle reproche quil nous adresse relativement à la sévéritéexcessive de nos lois pénales ; et il nous est vraimentpénible de voir faire ce reproche au peuple anglais enface de lEurope entière, parce que nous devons conve-nir que limputation quon nous adresse est une véritéet non une calomnie. Mais ne cherchons point la causede cette sévérité de nos lois, comme la fait M. deMontesquiou, dans le caractère sauvage et implacable dela nation ; il nest pas vrai que la nation anglaise aitun tel caractère, comme il nest point vrai non plus quele caractère plus doux des Français repousse des loisaussi sévères. Nous croyons quen France et en Angle-terre, des individus condamnés pour des opinions po-litiques ont été abandonnés par ceux-mêmes quilsavaient intention de servir; et la seule différence,cest quen France ils étaient emprisonnés secrètement