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son arrondissement, que les acquéreurs devant bien-tôt être dépossédés , n’avaient rien de mieux à faire quede restituer les biens qu’ils détenaient à leurs ancienspropriétaires. Le roi ayant eu connaissance de cetteaffiche , a destitué le sous-préfet qui en était l’auteur ,et a fait écrire une circulaire à tous ses procureurs prèsdes tribunaux , pour les engager à veiller à ce que lesacquéreurs de domaines nationaux ne fussent pas trou-blés dans leurs possessions.
Ces faits , dont on nous garantit l’exactitude , nepeuvent qu’inspirer à la nation beaucoup de confiancedans la sagesse et la fermeté d’un roi qui sait sibien sacrifier les vues étroites de quelques individusau repos de la nation et à l’intérêt public. Il estfâcheux que nos journalistes ne veuident pas prendrela peine de les publier. L’arrestation de MM. Dardet Falconet nous avait empêchés de démontrer com-bien les écrits qu’ils ont publiés sont dangereux ;mais , puisque ces messieurs ont été mis en liberté ,nous essaierons de démontrer dans un prochain numéroque les principes qu’ils ont professés sont subversifsde l’ordre social, et qu’en bonne législation la publica-tion ne doit pas en être permise. Au reste, nous recom-manderons à nos lecteurs qui veulent s’instruire sur cesmatières , deux petites brochures pleines de justesse ,de force et de modération. I.’une a pour titre : Défensedes propriétaires des biens nationaux , par Al. Z)*** $l’autre est intitulée : Les acquéreurs de domaines na-tionaux au tribunal de l'opinion , par Al. Dufay ( del’Yonne ).
— La discussion sur la liberté de la presse a déjàcommencé dans la chambre des pairs, en comité gé-