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lierai. On cite parmi les membres qui se sùrit pro-noncés pour le projet de loi, MM. le duc d’Oudeaü-ville et le comte de Ségur. Parmi les membres qui oritdéfendu la liberté de la presse et la constitution , oncite MM. les comtes Destutt de Tracy et de Malle*•ville. On nomme encore parmi les défenseurs de noslois constitutionnelles , MM. le duc de Tarente etles comtes Lanjuinais et Boissy - d’Anglas. Nos lec-teur* apprendront sans doute avec plaisir que leshommes qui ont généreusement versé leur sang et ex-posé leur vie pour préserver la France de l’oppressionextérieure et intérieure, continuent à défendre sa causeavec la même fermeté.
— M. Méhée a publié une lettre sur la liberté dela presse , adressée au ministre de l’intérieur. Danscette lettre , l’auteur prouve très-clairement et très-suc-cintement que si les ministres ont le privilège exclusifde la presse, il n’existera plus pour les citoyens au-cune liberté, et qu’ils pourront être calomniés sansqu’il leur soit possible de se justifier. L’auteur admirela bonhomie de ceux qui ont traité sérieusement laquestion de la liberté de la presse ; il me semble qu’ilfaudrait admirer aussi la bonhomie de ceux qui pen-sent que les malheurs qui doivent résulter d’une cen-sure arbitraire sont une raison pour la faire proscrire.Qu’importe que vingt-quatre millionsde citoyens viventdans les alarmes et puissent être impunément diffamésou plongés dans les cachots, pourvu que quatre ou cinqministres dorment tranquilles! On a remarqué que dansla chambre des députés, les membres les plus distinguéspar leur désintéressement et par leurs lumières, avaientdéfendu la liberté de la presse ; jusqu’ici on a pu faire lamême remarqua, dans la chambre des pairs.