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dame. On prétend que M. Michaud , censeur de la Ga-zette de France , aspire à être secrétaire de l’ordre ,niais quelques personnes croient que M. Ch. Nodierobtii mira la préférence , et que c’est aux feuilletonsqu’il a faits dans le Journal des Débats, quelques joursaprès la restauration , qu’il en sera redevable. A celaje ne vois qu’un inconvénient, c’est que nos lois actuellesne reconnaissent qu’un seul ordre, et que chacun peutarbitrairement se parer de la décoration de tous les au-tres, et se chamarrer de rubans depuis les pieds jusqu’àla tête, sans avoir à craindre d’en être repris , pourvutoutefois qu’on s’abstienne de porter la décoration quiseule a une existence légale.
— Le courage dont les membres de l’ancien parlementde Paris donnèrent des preuves si éclatantes, toutes lesfois qu’il fut question de combattre pour leurs préro-gatives , ne s’est affaibli ni par les malheurs de la ré-volution , ni par la longue oppression sous laquelle laFrance a gémi pendant près de dix années. A peine laconstitution a été promulguée, qu’une quarantaine demembres de ce parlement se sont réunis , et ont mis endélibération s’ils enregistreraient Vordonnance du roi ;après de graves discussions , il a été résolu que lepatient nt adresserait au roi de très-humbles remon-trances , pour lui représenter que son ordonnance étaitcontraire aux prérogatives de la couronne et des par-lemens du royaume, et qu’ainsi elle ne pouvait êtreenregistrée. Les personnes qui ont eu connaissance decette ordonnance, et qui ont lu les remontrances duprétendu parlement , ont mis en question si cette as-semblée n’avait pas tous les caractères d’un attroupement séditieux; niais, après un mûr examen, on a