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S. S. a pour les juifs de ses états autant d’égards qu’ilsen méritent. Quand des hommes sont assez lâches pourvouloir acheter leur liberté à prix d’argent, ils méritentbien qu’on les traite comme des esclaves.
— Les nobles des états romains ont offert auSt.-Pèrede lever des troupes dans leurs terres pour le service deS. S. On se demande pourquoi la noblesse françaisen’a pas encore fait d’offre semblable au Roi? Devait-elle recevoir une leçon de ce genre?
— On avait fait circuler dans la chambre des pairs lebruit qu’un de ses membres allait faire la propositiond’élever une statue à Louis XVI : voilà de ces propositionsqu’on peut appeler inconvenantes , parce qu’elles nelaissent aucune liberté aux hommes qui sont chargés deles apprécier. On sent en effet qu’une pareille proposi-tion place MM. les pairs dans l’alternative d’olfenserle roi, s’ils la rejettent, ou de trahir leur conscience s’ilsl’accueillent, en croyant devoir la rejeter. C’est commesi on proposait de faire une loiqui obligeât tout hommede mettre un genou en terre en parlant à S. M. On sentqu’on aurait d’autant plus mauvaise grâce de s’y oppo-ser , que M. le grand chancelier de France ne croitpas trop s’humilier en donnant cet exemple dans lesgrandes occasions ; et que même si l’on voulait obser-ver les gradations , on devrait assujettir les simples ci-toyens à ne parler au roi que ventre à terre, et à nemarcher devant lui qu’à quatre pattes, comme les habi-tans de Candy. Cependant croît-on qu’il serait très-bonde présenter une pareille loi?
— Ainsi que nous l’avons annoncé dans le bulletin dela quatrième livraison, MM- Dard et Falconet, auteurs