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1 (1815)
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S. S. a pour les juifs de ses états autant dégards quilsen méritent. Quand des hommes sont assez lâches pourvouloir acheter leur liberté à prix dargent, ils méritentbien quon les traite comme des esclaves.

Les nobles des états romains ont offert auSt.-Pèrede lever des troupes dans leurs terres pour le service deS. S. On se demande pourquoi la noblesse françaisena pas encore fait doffre semblable au Roi? Devait-elle recevoir une leçon de ce genre?

On avait fait circuler dans la chambre des pairs lebruit quun de ses membres allait faire la propositiondélever une statue à Louis XVI : voilà de ces propositionsquon peut appeler inconvenantes , parce quelles nelaissent aucune liberté aux hommes qui sont chargés deles apprécier. On sent en effet quune pareille proposi-tion place MM. les pairs dans lalternative dolfenserle roi, sils la rejettent, ou de trahir leur conscience silslaccueillent, en croyant devoir la rejeter. Cest commesi on proposait de faire une loiqui obligeât tout hommede mettre un genou en terre en parlant à S. M. On sentquon aurait dautant plus mauvaise grâce de sy oppo-ser , que M. le grand chancelier de France ne croitpas trop shumilier en donnant cet exemple dans lesgrandes occasions ; et que même si lon voulait obser-ver les gradations , on devrait assujettir les simples ci-toyens à ne parler au roi que ventre à terre, et à nemarcher devant lui quà quatre pattes, comme les habi-tans de Candy. Cependant croît-on quil serait très-bonde présenter une pareille loi?

Ainsi que nous lavons annoncé dans le bulletin dela quatrième livraison, MM- Dard et Falconet, auteurs