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de deux brochures ayantpour objetde faire révoquer lesventes de biens nationaux , vont être traduits en justice.Ces deux messieurs sont déjà , depuis plusieurs jours ,en état d’arrestation , et leur affaire a été envoyée à lacour royale. 11 paraît qu’ils sont accusés d’avoir voulu,par leurs écrits, provoquer les citoyens à se révoltercontre le gouvernement.
— On assure qu’un grand personnage vient de fairefaire , par vingt-huit avocats, une consultation sur laquestion de savoir si les ventes de biens nationauxdoivent être annullées , en dépit des lois qui les dé-clarent irrévocables , et que sur les vingt-huit, vingt-sept se sont pron onces pour la nullité des ventes. Il noussemble que la triste aventure de MM. Dard etFalconetavait dii inspirer à ces messieurs , sinon assez de pu-deur pour ne pas donner d’avis contraire aux lois , dumoins assez de circonspection pour sentir qu’il n’estpas toujours prudent de faire une lâcheté, alors mêmequ’on se trouve à l’abri d’un grand nom.
— Il paraît, dit-on , depuis quelque temps , un écritpériodique , ayant pour titre : Journal dts Mécontens.On assure que ce Journal des Mécontens, à chaque actearbitraire des ministres , manifeste une satisfactiontoujours nouvelle ; qu’il traite de factieux tous ceuxqui ne trouvent pas comme lui qu’on doive se réjouirdes atteintes qu’on porte aux lois, et qu’il les invitemême , dans le cas où ils ne pourraient pas s’habituer àcet ordre de choses, à prendre le parti de s’exiler durovaume.
—- Nos journaux annoncent que les provinces de