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Maroc seraient des hommes également éclairés , géné-reux et indépendans; que dans ces temps de licence et decorruption , on ne pouvait pas laisser aux auteurs lafaculté de tout imprimer ; qu’il n’était que les ministresentre les mains desquels cette liberté fût sans danger ,attendu qu’ils ne pouvaient jamais avoir d’intérêts con-traires à ceux de l’état et des citoyens ; que d’ailleursl’honneur des Maroquins , et sur-tout celui des Maro-quines , était extraordinairement délicat, et que la li-berté de tout imprimer l’exposerait à des atteintes querien ne pourrait réparer, etc., etc. , etc.
— On alu ces jours-ci dans nos journaux que les juifsdes états romains avaient offert à S. S. de lui prêter,jusqu’à ce qu’elle eût un peu remonté ses finances, lessommes nécessaires pour faire face aux dépenses lesplus urgentes; mais qu’en lui faisant cette offre, ilsavaient stipulé la garantie des droits dont ils jouis-saient sous le dernier gouvernement en qualité de ci-toyens romains. S. S. a renvoyé cette demande à lacommission des finances de l’état, c’est-à-dire , queS. S. fait examiner si le marché proposé par les juifslui est avantageux; c’est-à-dire, que pour juger s’ilsdoivent jouir des mêmes droits que ses autres sujets ,elle ne veut pas savoir s’ils ont les mêmes titres, maiss’ils offrent assez d’argent ; c’est-à-dire , en un mot ,qu’elle veut leur vendre l’existence civile et politiquequ’ils réclament. Mais de deux choses l’une : ou lesjuifs sont proscrits par l’écriture , et alors commentS. S. pourrait-elle accepter le marché qu’ils lui pro-posent ? ou ils ne le sont pas, et alors pourquoi les trai-terait-elle autrement que les autres Romains? Au reste ,