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1 (1815)
Entstehung
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Maroc seraient des hommes également éclairés , géné-reux et indépendans; que dans ces temps de licence et decorruption , on ne pouvait pas laisser aux auteurs lafaculté de tout imprimer ; quil nétait que les ministresentre les mains desquels cette liberté fût sans danger ,attendu quils ne pouvaient jamais avoir dintérêts con-traires à ceux de létat et des citoyens ; que dailleurslhonneur des Maroquins , et sur-tout celui des Maro-quines , était extraordinairement délicat, et que la li-berté de tout imprimer lexposerait à des atteintes querien ne pourrait réparer, etc., etc. , etc.

On alu ces jours-ci dans nos journaux que les juifsdes états romains avaient offert à S. S. de lui prêter,jusquà ce quelle eût un peu remonté ses finances, lessommes nécessaires pour faire face aux dépenses lesplus urgentes; mais quen lui faisant cette offre, ilsavaient stipulé la garantie des droits dont ils jouis-saient sous le dernier gouvernement en qualité de ci-toyens romains. S. S. a renvoyé cette demande à lacommission des finances de létat, cest-à-dire , queS. S. fait examiner si le marché proposé par les juifslui est avantageux; cest-à-dire, que pour juger silsdoivent jouir des mêmes droits que ses autres sujets ,elle ne veut pas savoir sils ont les mêmes titres, maissils offrent assez dargent ; cest-à-dire , en un mot ,quelle veut leur vendre lexistence civile et politiquequils réclament. Mais de deux choses lune : ou lesjuifs sont proscrits par lécriture , et alors commentS. S. pourrait-elle accepter le marché quils lui pro-posent ? ou ils ne le sont pas, et alors pourquoi les trai-terait-elle autrement que les autres Romains? Au reste ,