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cipe d’écarter tout ce qui avait eu le moindre contactavec les Français) afin de ne conserver aucun souvenirde leur présence : la noblesse a recouvré sa préémi-nence ) et tous les emplois brillans lui ont été exclusi-vement affectés. Ce règne paraît devoir être celui desprêtres.Tout ce qui a rapport à la religion est aban-
donné au pape, qui a , je crois, assez d’occupationchez lui pour ne pas songer de sitôt à nos églises. Onexige à Rome la rétractation du serment civique ,même des étrangers qui veulent y demeurer. On faitdes incarcérations pour des délits commis pendant leséjour des Français ; ce qui n’est pas fort exemplaire.On renouvelle la bénédiction des églises où ont siégédes évêcjues ayant prêté serment à Bonaparte. A Fo-ligno, le pape a refusé d’entrer dans la cathédrale ,jusqu’à ce qu’on l’eût réconciliée et bénie de nouveau ,parce que l’évêque était assermenté ; pollution d’unnouveau genre, et que nos pères ne connaissaient pas.Dans ce diocèse , il n'est pas une église qu’il ne fallûtréconcilier , parce que notre intrus s’était fourré par-tout. »
On voit que le roi de Sardaigne et le pape suiventla même marche que le roi d’Espagne. C’est partoutle même système de rétrogradation : Il semble que lesgouvernemens nouvellement rétablis se soient coaliséspour détruire tout ce qu’crut fait les peuples depuisvingt-cinq ans; il tendent évidemment tous au mêmebut ; il n’y a de différence que dans les moyens qu’ilsemploient pour y parvenir ; là c’est la violence ; ici,c’est l’adresse : reste à savoir quels sont les meilleurs ;nous osons croire qu’ils seront tous également impuis-